Joël Thorel, le troisième homme

Gonnehem (Pas-de-Calais). Derrière Samuel Turcq et Michel Dubois, il est le troisième à compléter le podium 2017 des concours internationaux du CIF.

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Depuis des années, Joël Thorel est l’une des fines lames des marathons français. À Gonnehem, à l’ombre d’un magnifique palmier (tout pousse dans le Pas-de-Calais !), notre champion s’est construit, d’année en année, un petit paradis pour pigeons voyageurs, à quelques mètres de la véranda de la maison. Joël Thorel nous ouvre la porte : « je préviens, je suis un soigneur moyen. » Cela ne l’empêche pas d’être un super champion ! Avec une devise : « je ne me prends pas la tête. »
Les Thorel, dans le Nord de la France et au groupement de Béthune plus particulièrement, on connaît. Ludovic Thorel, les frères de Joël, est une autre valeur sûre de la colombophilie française. En 2008, il empochait même le premier prix national sur Perpignan.
Cette année, Joël Thorel a réalisé la saison presque parfaite : 5/8 à Pau (Mont-de-Marsan), 6/7 à Saint-Vincent, 3/5 à Barcelone, 4/7 à Narbonne, 6/8 à Perpignan, 3/5 à Marseille. Des réussites exceptionnelles certes (dommage qu’il ait parfois manqué un premier inscrit…), mais aussi et surtout des prix de tête : la 148e place sur Mont-de-Marsan (3.748), trois pigeons dans le top 100 sur Barcelone (61, 88 et 90e dans 3.099 engagés), 46e et 52e national sur Saint-Vincent, 29e national sur Narbonne vieux (2.610 pigeons), 65e national sur Perpignan (4.192 pigeons). De temps en temps, le bonhomme pourrait se prendre la tête !

Deux erreurs dans la saison...
Revenons aux débuts de la colonie Thorel. « Je suis d’une famille de colombophiles, explique Joël, avec des oncles et un grand-père colombophile. Par contre, mon père ne l’était pas du tout. » Pour les pigeons voyageurs ? « Au village, il n’y avait pas grand-chose à faire. J’ai pris une licence à la société de Gonnehem en 1971. » Il y est toujours, « une douzaine d’amateurs, une bonne équipe. » Et quelques bons vivants, qualité certainement indispensable pour être dans le cercle des amis de Joël. « J’aime bien la vie, tout simplement ! »
Très vite, Joël Thorel n’a eu qu’une seule chose en tête, les concours de fond et de grand fond avec une préférence, comme beaucoup de gars du Pas-de-Calais, pour la ligne de l’Atlantique, Pau, Saint-Saint-Vincent, Agen… « Je n’aime pas trop Marseille, on y perd souvent de bons pigeons. Mais celui qui fait son prix à Marseille est généralement un très bon. »
Dans le management de sa colonie et l’engagement de ses pigeons au voyage, Joël Thorel se dit volontiers « protecteur ». Avant d’être...

La suite à découvrir dans La France colombophile n°312 du jeudi 26 octobre 2017.