Le plus rapide de la région de Béthune

Patrice maillard

Lorgies (Pas-de-Calais).  Au groupement de Béthune, les concours de vitesse sont encore fortement pratiqués dans les ententes de société. En 2017, Patrice Maillard a été le meilleur du groupement.

Au championnat général des ententes vitesse du groupement de Béthune, il devance en 2017, excusez du peu, Michel Dauchez. Dans son entente, celle de l’avenir où la concurrence est vive notamment avec la colonie Queva A&C, il est également sur la plus haute marche du podium. Sur la saison qui vient de s’écouler, Patrice Maillard a sans nul doute été l’une des plus fines gâchettes de la vitesse française.
À Lorgies, petit village du Pas-de-Calais entre Béthune et les Weppes de la métropole lilloise, Patrice Maillard est un fana des concours de vitesse. Ce qu’il aime, ce sontles retours rapprochés, quand une dizaine de pigeons pointe en quelques minutes, quand ce n’est pas en quelques secondes. La vitesse, avec ses compétitions de 110 à 190 km, voilà ce qui le motive chaque jour, même s’il ne dédaigne pas à lancer quelques pigeons dans le demi-fond et surtout à engager ses jeunes femelles sur Argenton ou Poitiers derby de la Première région : « c’est toujours un bon concours pour repérer des bonnes femelles et les passer à la reproduction. » Patrice Maillard rencontre toujours un certain succès dans ce concours qui demeure le plus important rendez-vous pigeonneaux de France, excepté peut-être en 2017 : « c’est de ma faute, je n’ai pas préparé ce concours et j’ai décidé à la dernière minute de le jouer. »

Installation de jeu

Un égaré belge qui fait souche
Retraité du bâtiment depuis quatre ans, Patrice Maillard est devenu colombophile « par hasard ». « Petit, j’étais déjà intéressé par les pigeons. » Mais pas de là à devenir colombophile. Devenu adulte et actif, notre homme est victime d’un accident du travail qui le renvoie à la maison, en convalescence. Il habite alors à Loos-lez-Lille. Pour passer le temps, il prend deux pigeons voyageurs et décide de s’inscrire à la société colombophile locale. « Au début, je n’ai pas fait beaucoup de prix ! » Mais le bonhomme s’obstine et dévore journaux et livres colombophiles pour progresser.
En 1987, ce natif du Ternois et son épouse cherchent à quitter la vie lilloise pour la tranquillité de la campagne. Ils jettent leur dévolu sur un terrain de Lorgies : le colombier, qui est toujours celui d’aujourd’hui, est édifié avant la maison…
La colonie est riche de 40 mâles de jeu, vieux et yearlings compris. Les femelles ne sont pas jouées : « j’ai toujours peur d’en perdre une et que cela perturbe le mâle. » Soixante à soixante-dix jeunes sont élevés chaque année et Patrice Maillard peut s’appuyer sur dix couples de reproducteurs.
Les reproducteurs, parlons-en... Patrice Maillard doit tout à un mâle qui trône fièrement dans l’une des cases du colombier de reproduction. C’est un Belge, le 9059604 de 2011...

La suite à découvrir dans la France colombophile n°318 du jeudi 18 janvier 2018.