Prétendants à l’Europe !

Pont de Briques. Cet été, les Legrand, Jacky et Jessy, ont été impressionnants sur les concours internationaux.

Legrand

Aux deux premiers inscrits pour la coupe d’Europe 2017, ils feront presque le carton plein : il ne manquera qu’un point ; aux cinq premiers inscrits, c’est un 20 sur 25. À Pont-de-Briques, près de Boulogne-sur-Mer, Jacky et Jessy Legrand sont bien placés pour monter sur le podium de la coupe d’Europe. Voilà qui couronne une colonie qui, saison après saison, pointe en tête des concours de grands fonds. Sur 2017, la performance est dotant plus remarquable que les vents, souvent à l’Ouest, n’ont pas favorisé cette colonie du littoral pas-de-calaisien.
Legrand P&F, c’est un tandem familial, le père Jacky, le fils Jessy. Les deux habitent dans la même rue, non loin d’un nom du grand fond français, Alain Bavencoff. Le père joue depuis 1977, et dans la salle à manger de la maison, cela se voit : des dizaines et des dizaines de trophées, surtout en faïences de Desvres. Jacky a commencé après être allé travailler dans une ferme avec son père André. Dans un grenier, il y avait des pigeons. Cela a intrigué le jeune homme. Il est revenu avec deux pigeons. La jeune colonie s’est agrandie, avec quelques pigeons égarés, notamment des Anglais. Jusqu’au jour où un voisin colombophile s’est inquiété de voir la volée du jeune amateur mieux tourner que la sienne ! Jacky a pris une licence pour un premier concours en 1978. Depuis, il n’a jamais lâché, a toujours été assidu sur les concours de vitesse, demi-fond et fond. Mais jamais il n’aurait pensé un jour briller sur les marathons du ciel. « C’est grâce à Jessy et Olivier Duquesnoy. » Pris par ses activités professionnelles, Olivier Duquesnoy, le président des internationaux du Boulonnais, a souvent demandé au Jessy enfant de venir constater ses pigeons... « Ils se sont toujours bien entendus », note le père. Olivier Duquesnoy a offert de nombreux pigeons aux Legrand pour jouer les grands fonds, à tel point que la colonie repose à « plus de 85% » sur les Oliver Duquesnoy. Ont aussi fait souche un fils de l’as européen d’Hervé Samier acquis dans une vente de la France colombophile. Pour les prochaines saisons, les Legrand compte aussi sur les Van der Nepelt et les Bullens.
Dans le jardin familial, des colombiers en bois de jardin, un colombier avec un étage, deux petits colombiers (dans le jardin limitrophe de Jessy) pour la jeune génération. On ne compte que quatre couple de reproducteurs. La raison : les « vieux » pigeons qui ne sont plus joués mais conservés pour la reproduction sont laissés dans leur case de jeu. Les Legrand aiment les tardifs. La première année, ils sont joués sur perchoir jusque 500 km. À 18 mois, ils sont installés dans le colombier de veuf pour aller jusque Montauban. Au total, la colonie est composée de 60 veufs (18 mois et plus), d’une vingtaine de yearlings, d’une vingtaine d’arrière-saison.
Quel type de pigeons ? « Les pigeons d’Olivier sont plutôt petits », a remarqué Jacky. « Moi, je préfère le pigeon plus long, plus plat », complète Jessy. C’est le panier qui les met d’accord...
Quand sont-ils accouplés ? Cette année, les voyageurs ont été...

La suite à découvrir dans La France colombophile n°311 du jeudi 12 octobre 2017.