Une France colombophile tout en couleurs

Une318

C'est le numéro 318 de La France colombophile, datée du jeudi 18 janvier 2018. Cela en fait des huit, mais nous n’éditons pas encore une revue spécialisée dans la numérologie ou tout autre pseudo science. Alors, évitons d’y chercher une quelconque signification.

Ce qui est certain, c’est que ce numéro 318 est une nouvelle formule de La France colombophile, la troisième depuis sa création il y a douze ans et quelques mois. Douze ans déjà, soit plus de 6.300 pages d’écrits colombophiles, plus d’un millier de reportages, des ventes, des expositions, des championnats dotés gratuitement, un site Internet, un livre même et surtout de belles rencontres partout en France. En douze ans de reportage, une seule colonie (cela vous marque !) nous a laissé debout au beau milieu de la pelouse pour discuter durant deux heures. Partout ailleurs, nous sommes toujours accueillis à bras ouverts : c’est une fierté de recevoir La France colombophile et d’être mis à l’honneur dans ses colonnes.

Dans ce n°318, il y a une grande révolution, l’impression des vingt pages tout en couleurs, sans la moindre augmentation de prix. La « maquette » a subi un petit toilettage, sans pour autant que cela ne perturbe vos habitudes de lecture. Vous découvrirez également quelques nouvelles rubriques, dans cette édition ou les prochaines. Pour commencer dans les nouveautés, la chronique Web et une rubrique « à quoi ça sert ».

Ainsi, La France colombophile continue son évoluation. Il y a 12 ans, les premiers numéros étaient des photocopies, assemblées à la main sur la table du salon : il nous fallait entre deux et trois jours, à six mains pour plier et agrafer le tout. Puis, ce fut le passage il y a dix ans à l’offset. Depuis quelques semaines, votre journal colombophile est imprimé sur l’une des rotatives numériques les plus modernes au monde.

Bonne lecture et un grand merci pour votre fidélité qui ne se dément pas.

Vive la colombophilie française et bonne saison 2018 !

Benoît Cailliez

Au championnat général des ententes vitesse du groupement de Béthune, il devance en 2017, excusez du peu, Michel Dauchez. Dans son entente, celle de l’avenir où la concurrence est vive notamment avec la colonie Queva A&C, il est également sur la plus haute marche du podium. Sur la saison qui vient de s’écouler, Patrice Maillard a sans nul doute été l’une des plus fines gâchettes de la vitesse française.
À Lorgies, petit village du Pas-de-Calais entre Béthune et les Weppes de la métropole lilloise, Patrice Maillard est un fana des concours de vitesse. Ce qu’il aime, ce sontles retours rapprochés, quand une dizaine de pigeons pointe en quelques minutes, quand ce n’est pas en quelques secondes. La vitesse, avec ses compétitions de 110 à 190 km, voilà ce qui le motive chaque jour, même s’il ne dédaigne pas à lancer quelques pigeons dans le demi-fond et surtout à engager ses jeunes femelles sur Argenton ou Poitiers derby de la Première région : « c’est toujours un bon concours pour repérer des bonnes femelles et les passer à la reproduction. » Patrice Maillard rencontre toujours un certain succès dans ce concours qui demeure le plus important rendez-vous pigeonneaux de France, excepté peut-être en 2017 : « c’est de ma faute, je n’ai pas préparé ce concours et j’ai décidé à la dernière minute de le jouer. »

Installation de jeu

Un égaré belge qui fait souche
Retraité du bâtiment depuis quatre ans, Patrice Maillard est devenu colombophile « par hasard ». « Petit, j’étais déjà intéressé par les pigeons. » Mais pas de là à devenir colombophile. Devenu adulte et actif, notre homme est victime d’un accident du travail qui le renvoie à la maison, en convalescence. Il habite alors à Loos-lez-Lille. Pour passer le temps, il prend deux pigeons voyageurs et décide de s’inscrire à la société colombophile locale. « Au début, je n’ai pas fait beaucoup de prix ! » Mais le bonhomme s’obstine et dévore journaux et livres colombophiles pour progresser.
En 1987, ce natif du Ternois et son épouse cherchent à quitter la vie lilloise pour la tranquillité de la campagne. Ils jettent leur dévolu sur un terrain de Lorgies : le colombier, qui est toujours celui d’aujourd’hui, est édifié avant la maison…
La colonie est riche de 40 mâles de jeu, vieux et yearlings compris. Les femelles ne sont pas jouées : « j’ai toujours peur d’en perdre une et que cela perturbe le mâle. » Soixante à soixante-dix jeunes sont élevés chaque année et Patrice Maillard peut s’appuyer sur dix couples de reproducteurs.
Les reproducteurs, parlons-en... Patrice Maillard doit tout à un mâle qui trône fièrement dans l’une des cases du colombier de reproduction. C’est un Belge, le 9059604 de 2011...

La suite à découvrir dans la France colombophile n°318 du jeudi 18 janvier 2018.